Les réactions s’enchaînent après la mort d’un jeune bodyboarder à La Réunion

27/02/2017

Les réactions s’enchaînent après la mort d’un jeune bodyboarder à La Réunion

C’est mardi dernier 21 février que les pompiers de Saint-André, sur l’île de La Réunion, ont ramené le corps sans vie du jeune Alexandre Naussac, âgé de 26 ans, qui venait de se faire grièvement attaquer par un requin-bouledogue. La zone était pourtant réputée dangereuse et avait été signalée par des panneaux d’information, toutefois, il apparaît que certains d’entre eux avaient été détruits récemment, selon un élu local.

La préfecture de La Réunion a immédiatement appliqué le protocole de réaction à de telles attaques en organisant des pêches de requins dans la zone où le drame s’est produit.

En réaction à cette huitième attaque mortelle depuis 2011, la réaction de Kelly Slater a fait couler beaucoup d’encre, alors qu’il appelait les autorités à envisager une « régulation conséquente » des requins-bouledogues, une espèce non protégée et dont la population foisonne dans cette région du monde et s’attaque à une grande partie de l’écosystème marin local.

Un discours mal compris

Alors que son propos n’a pas trouvé l’écho voulu aux oreilles de nombreuses personnes, celui-ci pointe le doigt sur le besoin de réguler le nombre croissant de requins bouledogues qui pullulent autour de La Réunion, où la baignade dans les eaux maritimes est interdite quasiment partout et ce depuis juillet 2013, à cause des trop grands risques liés à la présence du squale.

Pour clarifier son propose et le débat créé, Kelly Slater a déclaré dimanche : « Mes commentaires étaient en réaction à la mort d'un enfant qui vivait sa passion. En fait, il est possible que d'autres espèces de requins et d'animaux marins puissent prospérer à La Réunion, sans la surabondance des requins bouledogues qui ravagent l'environnement local. Il ne s'agit pas de m'amuser et d'être égoïste pour mon sport. C'est un problème humain et environnemental. »

Il est maintenant du ressort du gouvernement français et des autorités Réunionnaises de réfléchir à une solution durable.

 

Posté par Raphaël DUMONT le 27/02/2017

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